Histoire

Imprimer

Découvrons la Ville-de-Marans

La ville.

histoireMarans, aux portes du Marais Poitevin, situé en Pays d'Aunis au cœur du Parc Interrégional, entre mer et marais, s'étend sur 8 250 ha, et compte 4654 habitants. Les quais de la Sèvre Niortaise qui traverse la ville, ainsi que le port, sont les témoins de cette mutation vers le tourisme maritime et fluvial. Devenu Port de Plaisance, il permet d'accueillir 180 bateaux à proximité du centre-ville. Ville classée 4 FLEURS, avec un fleurissement de renommée nationale, MARANS est une Station Verte de Vacances des plus accueillantes.

Sites et Itinéraires touristiques.

L'Eglise Saint-Etienne Eglise Notre Dame - Clocher XXe s. unique en Europe (Salle panoramique, illuminations)

Visite du clocher futuriste de l'église Notre Dame - Visite du Musée CAPPON - Visite du Moulin de Beauregard

Promenades fluviales (location de barques à moteur, canoës, pédal'eau), port de plaisance fluvial et maritime (accès à l'océan par écluses) - Circuits pédestres et VTT - Tables pique-nique bord de rivière - Parc et Jardin des Plantes (tropicalisé, 1200 espèces)

Le Pont de Pierre construit entre 1780 et 1782. Les Anciennes Halles Le Marché couvert construit entre 1882 et 1885 sur le type des "Pavillons Baltard" au moment de l'apogée de la construction en fer. Le Moulin de Beauregard construit au XVIIème siècle et restauré à l'identique en 1999.

Le Musée Cappon : comme la plupart des musées locaux, celui-ci est constitué de dons faits par des particuliers et de dépôts d'objets trouvés lors de fouilles ou découverts lors de travaux. Celui-ci confèrent une originalité et un charme empreints de curiosité. A l'intérieur, des souvenirs de l'ancienne Eglise Saint-Etienne, de l'ancien château fort, une collection de coiffes marandaises et de poupées en costumes traditionnels et des objets gallo-romains.

Marais - Sèvre Niortaise (191 km de canaux)


Ses origines.

L'origine de MARANS est très ancienne ; le nom de MARANS vient de son origine avec la mer :
MAR'AN ou MAR'AIN (lieu de mer).
Primitivement bâtie sur une île émergeant du Golfe des Pictons, MARANS s'appelait MARENTUS il y a 2 000 ans.

Une ancienne place forte fortifiée.

 MARANS eut longtemps pour mission de défendre l'estuaire de la Sèvre. Dès les premiers siècles, les hommes tirèrent avantage du site pour un usage de défense ; promontoire rocheux entouré de vastes marécages impraticables, il formait un refuge naturel contre les envahisseurs.
Bien avant l'an 1 000, une sorte de quadrillage de canaux asséchait le territoire pour éviter les inondations.
Ces travaux furent dirigés par les moines qui s'étaient établis dans le golfe vers le VIIème siècle. Il semble que la première construction d'un château à MARANS remonte au Xème siècle.

Dès le XIème siècle, le bourg de MARANT (ancienne orthographe), était construit autour du château (à l'origine en bois), et de l'église Saint-Étienne dont aujourd'hui les ruines sont classées monument historique.
Ce château a dû être construit à l'époque des invasions nordiques autant pour protéger les quelques habitants qui subsistaient dans le voisinage, que pour contrôler l'embouchure de la Sèvre Niortaise. Les Normands utilisèrent en effet cette voie à plusieurs reprises pour piller le Poitou.

Le château de MARANS fut reconstruit en pierre, probablement au XIIème siècle, et occupait une place considérable (dont l'emplacement actuel de l'hôtel de Ville faisait partie). En 1307, il était fortifié.
Cette forteresse était capable de donner abri en cas de danger, à 2 000 soldats et à 300 ou 400 chevaux.

A la fin du XIIème siècle, le Port de MARANS est capable de recevoir des bateaux d'un certain tonnage.

A partir du XIIIème siècle, sous l'impulsion des moines bénédictins des Abbayes environnantes, des travaux d'assèchement furent entrepris et activés notamment par des spécialistes hollandais sous le règne d'HENRI IV.
Ces travaux se poursuivent jusqu'au XVIIIème siècle et permirent de mettre en valeur des étendues considérables de marais autrefois baignées par la mer et dont la culture devint pour le pays une source de très grands revenus.

Du XIVème au XVIIème siècle MARANS joue un rôle très important. Quand la guerre de 100 ans éclata alors que la succession de CHARLES IV s'avérait difficile, les seigneurs en profitèrent pour brigander.

Les Anglais arrivaient ; LORD DERBY échoua devant notre cité. Livrée aux anglais par le traité de Brétigny, elle fut sauvée par DU GUESCLIN lui-même, arrivé en Saintonge en 1371.

Puis vint la période des Guerres de Religion :

Le château de MARANS vit ses grandes heures. La Rochelle protestante a besoin de MARANS et de ses vastes entrepôts de grains ; MARANS est le grenier de La Rochelle et le château en est la défense.

Pris et repris, tantôt par les protestants, tantôt par les catholiques, il connaît les plus grands chefs de guerre du temps, dont HENRI de NAVARRE qui deviendra HENRI IV. Il s'empara des lieux après un siège de quatre jours en 1589.

Ancienne place protestante, MARANS souffre beaucoup de la révocation de l'Edit de Nantes qui brise l'activité de son port.

Le siège de La Rochelle lui donnera une grande importance en 1627 et 1628. LOUIS XIII y séjourne en attendant la reddition de la Cité rebelle. Mais RICHELIEU fera raser le château en 1638 pour éviter qu'après le départ des troupes royales ne s'y installent les troupes réformées.

Après la destruction du chateau...

La terre de MARANS appartenait au XIIIème siècle à la famille des Seigneurs de PRECIGNY ; elle passera successivement dans celle des Vicomtes de THOUARS, des Seigneurs d'AMBOISE, de la TREMOILE, des comtes de SANCERRE, de BREUIL et de MESRIGNY.

Sous LOUIS XV, la terre de MARANS fut adjugée le 6 avril 1740, à messire ETIENNE CLAUDE D'ALIGRE (Chevalier Conseiller du ROI) pour la somme de 605 000 livres tournois.

Sous LOUIS XVI en 1777 par décision royale la dite Terre de MARANS fut érigée en marquisat sous le nom de d'ALIGRE.

MARANS conserva l'appellation d'ALIGRE jusqu'en 1790 (sans apostrophe au moment de la Révolution).
Elle reprit ensuite le nom de MARANS.

A son décès en 1847, le Marquis ETIENNE JEAN FRANCOIS d'ALIGRE, fit don par testament à la ville de 100 000 Frs or, à charge de construire un hôpital lequel fut inauguré le juin 1859. Très attaché à MARANS il lui légua aussi le domaine du " Gros AUBIER ".



La poule de Marans

D'un tempérament calme lié aux infusions de races asiatiques, originaire d'une zone humide, soumise à une amplitude thermique importante où les hivers brumeux succèdent à des étés souvent brûlants, la Marans a été habituée à des conditions de vie plutôt sévères. Elle se distingue par son adaptation à des conditions climatiques très diverses. Ainsi, elle a, dès l'origine, largement dépassé les limites de son berceau régional.

Le goût de la viande, la texture courte des fibres, en font des poulets
et chapons haut de gamme, à condition que les conditions d'élevage adaptées soient respectées.
Les races françaises telles les Bresse, Faverolles, Crève-cœur, Houdan, Geline de Touraine, Noire de Challans, La Flèche et d'autres sont, depuis bien longtemps déjà, réputées pour leurs qualités de chair et la production d'excellents poulets, poulardes ou chapons.
La Marans n'échappe pas à cette réputation de qualité.
Ainsi, elle s'est classée en deuxième position parmi vingt races et variétés de volailles françaises lors de la "Journée du Goût" organisée par Avicol'Club à Montceau les Mines le 21 octobre 2000. Le jury était composé en partie de cinq grands cuisiniers dont Pierre Troigros.

Tout cela contribue au grand succès de la Marans.


Voir la Galerie Photos de Marans